All the Light we cannot see, par Anthony Doerr

all the light we cannot seeJe viens de finir un roman formidable, comme je n’en avais pas lu depuis longtemps. Ce livre écrit par l’Américain Anthony Doerr en 2014, est disponible en français sous le titre Toute la lumière que nous ne pouvons voir. Il a été récompensé par de nombreux prix. J’ai découvert ce livre grâce à une Australienne rencontrée sur Instagram. Comme il y est question de St Malo, que je connais bien, j’ai tout de suite eu envie de lire cette histoire.

L’histoire : Paris, 1934. Marie-Laure LeBlanc est devenue aveugle à 6 ans à la suite d’une cataracte. Son père, serrurier du Muséum National d’Histoire Naturelle, trouve d’ingénieux moyens de la rendre indépendante, notamment en construisant un modèle réduit de leur quartier afin qu’elle s’y repère. Passionnée par les romans d’aventure, elle apprend à lire en braille et commence Vingt Mille Lieues sous les Mers. Un jour, alors qu’elle participe à une visite du musée, elle découvre la légende d’un diamant surnommé « Sea of Flame » en raison de sa couleur bleue et de son centre rouge-feu.

Pendant ce temps, en Allemagne, le jeune Werner Pfennig, 8 ans, découvre le fonctionnement d’une radio, trouvé derrière l’orphelinat de Zollverein, à Essen, dans lequel il vit. Werner la répare et ils passent avec sa petite sœur Jutta leurs nuits à écouter le programme scientifique pour enfants d’un professeur français.

Lorsque les Allemands envahissent Paris en juin 1940, Marie et son père quittent la ville pour se réfugier chez son grand-oncle Étienne à Saint-Malo. Mais la guerre va les rattraper, et finir par les séparer. Alors, Étienne, avec sa phobie sociale, et Marie-Laure, avec son handicap, vont être embarqués dans la Résistance.

Werner poursuit son rêve de devenir ingénieur dans une école d’élite hitlérienne, mais rapidement, et malgré ses grandes compétences techniques, il est envoyé sur le front Est. Chargé de repérer les rebelles russes et ukrainiens diffusant des informations par la radio, il utilise ses compétences scientifiques et techniques pour trianguler leurs positions. En 1944, il est détaché en France avec son unité pour éliminer un résistant introuvable qui transmet depuis la Bretagne les positions allemandes aux Alliés.

Tous les deux finissent par se croiser dans les ruines de Saint-Malo, après le terrible bombardement Allié qui a détruit 80 % de la ville. (résumé Wikipédia)

L’histoire est passionnante, l’auteur écrit des chapitres très courts, passant de l’enfance de Marie-Laure à celle de Werner, avec des sauts dans le temps entre 1934 et 1944. On vit les horreurs de la guerre, des deux côtés, la fuite de Marie-Laure en Bretagne avec son père, l’entraînement des jeunesses hitlériennes pour Werner, jusqu’au moment de leur rencontre.

J’ai été très touchée par les passages sur les bombardements à St Malo, sûrement parce que je peux reconnaître les rues évoquées dans le roman, les paysages des bords de Rance. De nos jours, il est difficile d’imaginer la guerre dans notre région, les populations en fuite sur les routes, tout ce qui se passe pourtant si près de nous. Cela m’a fait penser aux réfugiés fuyant leur pays (je refuse le terme “migrants”), je trouve que l’on a parfois la mémoire très courte… D’un autre côté, ce livre recèle des descriptions minutieuses de villes en modèle réduit, de circuits radio, il y est question de Jules Verne et de coquillages, l’auteur s’intéresse à tout !

C’est un énorme coup de coeur, je vous le conseille sans réserve !

Et vous, que lisez-vous en ce moment ?

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22 réflexions sur “All the Light we cannot see, par Anthony Doerr

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