Il faut buter les patates

Je sens que je vous ai surpris avec le titre de ce billet… Connaissez-vous le polar fermier ? Ca change du polar nordique… Grâce aux éditions Locus Solus, j’ai pu tester ce genre littéraire en lisant Il faut buter les patates , de Gérard Alle (première publication en 2001).

locus solus
Ici les héros sont des agriculteurs qui partent en guerre contre l’agriculture intensive et les porcheries bretonnes qui poussent un peu partout (pollution garantie !). Deux agriculteurs essaient de résister et refusent de vendre leurs terres…

Voici le synopsis des éditions Locus Solus :

De cyniques producteurs de poulet et de porc, des hauts-fonctionnaires corrompus, des syndicats douteux, quelques molosses sans scrupules d’une part. D’autre part, de petits paysans fatigués de plier l’échine, quelques babas cools et autres marginaux. Le tout sur un fond de climat poisseux comme seule la Bretagne sait en produire. Il n’en faut pas plus pour construire un trépidant « polar fermier ».
Michel Le Provost, trente-deux ans, a voulu se révolter. Dans sa prison il écrit son histoire, « l’invente » comme un brûlot. De son côté, le fils du roi du porc organise un festival rock pour mettre définitivement la région à sa botte…

Je dois avouer que j’ai eu un peu de mal à m’habituer à  ce roman, c’est mon côté prof sûrement, qui renâcle un peu face aux  fautes d’orthographe ! Par exemple, p.13: « Yves sortit sous la pluie, qui avait redoublée » (sic).Ou encore p.24 « Qu’est-ce qui t’amènes ? » (re-sic).Ca me hérisse un peu de trouver ce genre de fautes dans un roman ! Sinon, l’histoire est rythmée, les personnages bien campés, c’est parfois drôle.
En tant que petite-fille d’agriculteurs , j’ai cependant un sentiment un peu mitigé dû surtout à l’écriture de ce roman. Si j’essaie d’imaginer les dialogues du livre dits par des agriculteurs que je connais , par exemple,  il y a quelque chose qui ne colle pas… En bref, ce livre ne m’a pas vraiment plu mais cela n’engage que moi !
Je remercie en tout cas les éditions Locus Solus qui m’ont permis de faire cette lecture et de découvrir cet auteur. Je vous invite à le lire pour vous faire votre opinion !

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26 réflexions sur “Il faut buter les patates

  1. Je suis sidérée que Locus Solus édite un roman cousu de fautes ! Considère-t-il que cela fait partie du « terroir » ? 🙁 J’aime beaucoup lire ce type de roman pour pouvoir goûter leur atmosphère …à condition que ce soit vrai, ce qui ne semble pas être le cas ici ! Merci d’avoir donné ton avis. Bonne journée Bisous

  2. Gloups les fautes… Mais j’en ai aussi déjà croisé chez de plus gros éditeurs 🙁 Il y a de moins en moins de relectures correctives, le premier passage est fait par un correcteur orthographique donc, ceci explique peut être cela ?

      1. Je suis contente de ne pas être la seule à remarquer… Sur le web passe encore (juste) parce que c’est instantané et qu’on n’a pas un correcteur derrière, Mais de l’impression professionnelle voire de certains journaux ça me choque toujours! Quant au sujet il est en vogue je crois…

  3. Oui les « fôtes » ;-), tout un programme! Même un certain livre qui a fait tout un tintamarre, je pense que vous avez deviné, n’est pas épargné. A qui la faute? Bonne journée sous le soleil breton et bisous…

  4. ah les fautes dan un roman en plus! si je te disais que le dé^pôt de plainte en est bourré au point que j’ai renoncé à le signaler à la gardienne de la paix qui écrivait ne voulant pas la froisser… il n’y a donc pas de relecture des livres? bises et bonne journée

  5. de telles fautes dans un roman ? des dialogues qui ne correspondent pas aux personnages ? rédhibitoire !!
    je sais bien que les six relectures pour une maison d’édition sont désormais réduites à trois voire une seule, mais si la relecture est faite par des incompétents…
    avec une seule relecture au lieu de trois, Le Monde donne encore l’exemple !
    quant aux paysans que je connais, ils ont une maîtrise du langage que je souhaiterai à beaucoup ! c’est certainement la profession qui a le plus évolué

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